Biographie de Sidi Muhammad El Ghali

Biographie de Sidi Muhammad El Ghali qu’Allah l’agrée

yellow

Parmi les compagnons de Saydinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), celui qui a obtenu la connaissance d’Allah: Abou Abdallah Sidi Mohamed El Ghali Abou Taleb (qu’Allah soit satisfait de lui), le charif* authentique (descendant du prophète Muhammad). Il fut un wali* (saint) et guide vers Allah et un modèle de savoir-faire et les bonnes manières. Connu, aussi pour être un homme d’actions prodigieuses notables, de noble caractère et un comportement exemplaire.

Cet homme éminent était de l’élite de l’élite parmi les compagnons de Sayidinna Ahmad Tidjani, ayant eu la garantie de la grande ouverture (al fathou akbar) par le Prophète Muhammad .

Il fut parmi ceux qui ont propagé la tidjaniya en Orient et en Occident et c’est par lui qu’elle est arrivée en Afrique saharienne (ancien Soudan occidental). 

Sayidinna Ahmad Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), l’a diplômé dans la Tariqa et lui a ordonné de nommer quatre Mouqadem et que chacun d’entre eux en nomme à leur tour quatre sans plus. Ce statut particulier ne lui était valable que du vécu de Sayidinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) jusqu’à son décès, et ce, avant le départ de Sidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) pour les lieux saints. Après son séjour aux lieux saints, la contrainte du nombre des Mouqadem s’est effacée.

Il reçut ensuite l’ijaza mutlaq* (autorisation de transmettre sans limite), après la disparition de Sayidinna Ahmad Tidjani par esprit interposé dans le monde des esprits (‘alamou arwah).

Ainsi son initiation avec Sayidinna Ahmad Tidjani faite, il se dirigea vers le Hidjaz afin répandre la tidjaniya Tidjaniya. C’est là ou il rencontra le fameux El Hajj Umar Tall Fouti (qu’Allah l’agréer), qui allait devenir son disciple. Il initia ce dernier puis lui donné l’ijaza (autorisation) de propager la tariqa tidjaniya en Afrique de l’Ouest sous l’ordre de Sayidinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Histoires

De son vivant, Sayidinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avait annoncé à ses compagnons plusieurs souhaits lors de l’absence de Seyidi Muhammad el Ghali, dont le fait que celui qui dirigera la prière mortuaire sur lui  sera Seyidi Muhammad el Gahli, et aussi qu’ à sa mort, ses deux jeunes fils Sidi Muhammed El Habib et  Sidi Muhammed El Kebir (qu’Allah les agrée), devront être sous la garde de son disciple Sidi Hajj ‘Ali Tamacini (qu’Allah l’agrée), avec pour mission de les ramener dans le désert d‘Aïn Madhi (Algérie). En effet, Seyïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avait dit : «Il n’y a que le désert qui convient à mes garçons»

Mais après la mort de Sayidinna Ahmad Tidjani, ce fut ne fut pas Seyidi Muhammad el Ghali qui fit la prière motuaire sur lui, mais un non tidjani. En effet  Sidi Muhammad el Ghali était en voyage lors de la mort de Sayidinna Ahmad Tidjani.

Les deux fils de Sayidinna Ahmad Tidjani, se préparent donc sous l’ordre de leur défunt père à quitter le Maroc accompagner de leur tuteur Sidi Hajj Ali Tamacini (qu’Allah l’agrée), venu les récupérer. Les deux jeunes fils de Sayidinna Ahmed Tidjani décidèrent de déterrer le corps de leurs père, pour l’emmener avec eux dans le désert d’Ayn Madi (Algérie).

Une nuit, Sayidinna Ahmed Tidjani est apparu en état de veille à tout ses disciples, les réveillant un à un, avec pour ordre de se rendre à la zawiyya. Ils s’exécutèrent tous. Arrivée devant la zawiya, ils restèrent ainsi sans connaitre l’objet de ce rendez vous. Tous les disciples s’interrogèrent  mutuellement sur l’objet de leurs venu sans décliner que cela provené de l’ordre de Sayidina Ahamd Tidjani.

Finalement, ils se décidèrent à aller voir ce qu’il se passe à l’intérieur de la zawiya, et à leur grande surprise, ils s’aperçurent que les fils de Sayidinna Ahmed Tidjani avaient déterré le corps de leur père.

Par respect pour leur maitre, ils ne pouvaient pas combattre ses deux jeunes fils. Les disciples firent donc une résistance, en instaurant une barrière humaine pour de les empêcher de partir avec le corps de Sayidinna Ahmad Tidjani. Car avec cette obstacle pour sortir de la zawiya, il aurait fallu les tué un par un. Les fils de Sayidinna Ahmad Tidjani abandonnèrent donc ce projet et ils réentèrrèrent finalement le corps de Sayidinna Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Mais par le décret d’Allah Le Très Haut, cet évènement imprévisible coïncida avec le retour de voyage de Sidi Muhammad El Ghali. Les disciples se sont souvenus du souhait de Sayidinna Ahmed Tidjani qui était que sa prière funèraire sois dirigé par Sidi Muhammad el Ghali.

Et ce fut ainsi, Sidi Muhammad el Ghali fit effectivement la prière mortuaire sur Sayidinna Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), comme ce fut prédit.

 Lorsqu’ils le replacèrent dans sa tombe il s’en dégagea un parfum qui ne pouvait être décrit et l’odeur était si enivrante qu’ils craignirent que les gens présents perdent connaissance. De plus, ils constatèrent au niveau de ses pieds une verdure étincelante et éclatante et c’est comme s’il venait juste de mourir (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Pour prévenir à jamais de tels évènements, les habitants de Fès installèrent quelque chose de lourd et de solide sur sa tombe.

Son portrait

Il était connu pour son effort dans l’obéissance envers Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté). Un jour, alors qu’il faisait son Dhikr avec concentration face à la Présence Divine, sa fille tomba du haut de la maison en face de lui sans que cela change ou modifie ses états. Il est resté à sa place, jusqu’à ce qu’il termine son Wird.

Il avait une psalmodie dans ses adorations qui était sans égal, on raconte qu’il glorifiait 27 fois Allah lors d’une seule prosternation. Il fut rapporté qu’il lui arrivait d’accomplir la prière du ‘Icha puis il faisait son LAZIM, et ce, en deux heures tellement il psalmodiait sous l’effet de la Présence Divine.

Il voyait le Prophète Muhammad ,  ainsi que Sayidinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) après son décès et il les questionnait au sujet de certains problèmes. Il a été rapporté qu’une fois il vit le Prophète  en rêve qui lui disait : « Tu es le fils de l’aimé et tu as pris la Tariqa de l’aimé ».

Sidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) a raconté à certains compagnons particuliers qu’il avait vu Sayidinna Ahmad Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) après sa mort et il lui a dit: «Ô Seyïdi, tu es parti et tu nous as laissé ». Et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) de lui répondre : « Je ne suis pas absent et je ne vous ai pas quitté mais ce n’est qu’un passage de la demeure terrestre à la demeure lumineuse (Nouraniya) » 

Il s’est consacré un lieu dans lequel il s’isolait à des moments déterminés pour des Dhikr déterminés. S’il était pris d’un état (HAL), il ordonnait de s’arrêter à la porte du lieu de la retraite jusqu’à la fin de son Dhikr.

Une fois, après avoir fini son Dhikr, il invita son compagnon à entrer. Ce dernier le trouva dans une telle chaleur qu’on aurait pensé qu’il était à l’intérieur d’un hammam. Lorsqu’il lui en demanda la raison, Sidi Muhammade El Ghali (qu’Allah l’agrée) sourit et lui dit : « Mets ton doigt ici » en montrant le dessus de sa main. Il raconta : « Lorsque j’ai mis mon doigt dessus c’était comme si j’avais touché une braise, j’ai alors enlevé le doigt tout de suite et j’ai été brûlé ».

Cela n’est pas étrange de la part des véridiques vu ce qu’ils ont eu l’autorisation de réciter. Il y a des personnes qui peuvent brûler leurs langues en citant le Nom majestueux, certains parmi eux vivent d’autres formes de manifestation d’effets du Dhikr. On raconte aussi que certains sentent un goût sucré lors de la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

Sidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) avait une place et un degré honorable auprès de Seyidinna Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui faisait souvent des compliments à son sujet. Il témoignait d’un amour sincère. Sayidinna (qu’Allah sanctifie son précieux secret) aimait ses paroles ; il interrogeait à son sujet lorsqu’il n’était pas présent avec les frères.

Au cours d’une nuit, Sayidinna Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) demanda au sein de son assemblée: « Où est Seyidi Muhammed El Ghali ? »

Lorsque celui-ci arriva, Sayidinna (qu’Allah sanctifie son précieux secret) dit alors : « Mes deux pieds sont sur les épaules de chaque Wali »

Alors Seyidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée), lui dit : « Ô Maître, tu es dans un état de connaissance et de présence ou d’ivresse et d’anéantissement ? »

Il répondit (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Je suis en état de connaissance, louange à Allah »

Seyidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) répliqua : « Que dis-tu au sujet de la parole de Sidi AbdelQadir Djilani (qu’Allah l’agrée): « mon pied est sur les épaules de chaque saint » »

Seyidinna (qu’Allah sanctifie son précieux secret) dit : « Il est véridique, mais il voulait dire ceux de son époque, cependant en ce qui me concerne je dis: mes deux pieds sont sur les épaules de tous les Walis (saints) depuis Adam jusqu’à la fin du monde »

Seyidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ô Seyïdi que dis-tu si quelqu’un après toi dit la même chose ? » 

Il répondit (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Personne ne le dira après moi »

Seyidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Ô Mon Maître! Tu as limité ce qui était large, est-ce qu’Allah n’est pas capable d’accorder à un Wali un influx, en manifestation divine, en faveur, en rang élevé, en connaissance, en secret, en élévation et en état plus que ce que tu as eu ? » 

Seyidina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui répondit : « Si ! Allah en est capable, Il est même capable de faire plus, mais Il ne le fera pas parce qu’Il ne l’a pas voulu. N’est-Il pas capable de faire de quelqu’un d’autre un prophète et de l’envoyer aux hommes en lui accordant plus qu’Il n’avait donné à Muhammed ? »

Seyidi Muhammed El Ghali (qu’Allah l’agrée) répondit : « Certainement mais Il ne l’a pas voulu dans la préexistence»

Seyidina Cheikh (qu’Allah sanctifie son précieux secret) dit alors : « Ces deux choses sont similaires, Il ne l’a pas voulu dans la préexistence et Son savoir ne l’a pas décrété »

Décés

Il est décédé en 1244 à La Mecque et fut enterré dans le cimetière de la mère des croyants, notre noble Khadidja (qu’Allah l’agrée), épouse du maitre de l’existence Sayidinna Muhammad .

Wa salam

 

Cet article a été publié dans Les Chouyoukhs de la Silsila. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s